fait historique

Vincent Delaby

Histoire du pays Polaro

illustration

Vincent Delaby lors du Tour du Polaro de 1963

Cycliste (07 Août 1937 - 13 Février 1968)

mort à 30 ans 6 mois 6 jours

 

Vincent Delaby est considéré comme l'un des plus grand coureur cycliste de tous le temps, marquant l’histoire du Tour du Polaro, qu’il a remporté 7 fois, raflant 43 étapes au passage. Il était extrêmement complet, capable de remporter des sprints massifs et de s’imposer en solitaire en haute-montagne. Il a remporté également le Tour d'Ancore en 1961, 1962, 1963, 1966 et 1967 ainsi que le Tour du Brocélia a 5 reprises.

Enfance:

 Il naît le 7 août 1937 à Waltenbourg, mais passe son enfance dans la campagne proche, ses parents étant paysans. Sa famille est pauvre, et il est le 5e à naître de ses 7 frères et soeurs. Il connaît une enfance difficile sous la Grande Guerre Gécéenne, et subit les rationnements et la Grande famine.

En 1946, sous le régime fasciste de A. de Chrome, le père de Vincent un résistant fuyant le TPG, se sait dénoncé et décide de faire cacher sa famille chez sa soeur en Ligérie, pour ne pas leur porter préjudice. La mère de Vincent conduit alors une calèche qui emmène tous ses enfants vers l’ouest. Mais ils sont découverts en plein nuit par une milice et la mère est assassinée, tandis que les 6 frères et soeurs s’enfuient en courant dans la campagne : tous seront rattrapés et tués, sauf Vincent qui s’est échappé à vélo.

Ce dernier atteint sain et sauf la Ligérie, où il sera élevé par sa tante jusqu’à la fin de la guerre. Ce n’est qu’en 1951 qu’il reviendra à Waltenbourg et qu’il apprendra que son père a été exécuté par le BEOP. Il décidera à ses 18 ans qu’en parallèle de son métier de charpentier, il vivra sa passion : le cyclisme.

Début de carrière:

 Alors que le Tour du Polaro n’en est qu’à sa 4e édition depuis son retour après guerre, Vincent Delaby, alors âgé de 19 ans et champion régional du Haut-Lac, y participe pour la première fois en 1956. Son équipe est alors le club de son village, Maysarnan. Il étonne déjà en remportant une étape en battant les favoris. Mais il attire réellement l’attention l’année suivante en remportant 3 étapes à la suite d’échappée au long cours, cependant il est trop irrégulier pour bien figurer au général. Il s’affirme l’année de ses 21 ans, en 1958, en se plaçant au pied du podium et en empochant 2 nouvelles étapes et se classant meilleur jeune. Ses résultats poussent l’équipe Alier dominante à l’époque, à le recruter.


Gloire

Accompagné d’équipiers et d’entraîneurs, il se classera 2e en 1959 derrière un coéquipier, et remportera 2 étapes. Sa combativité et sa hargne en font alors l’un des chouchous du public, et ses échappées victorieuses feront vibrer tout le Polaro.

En remportant les 4 dernières étapes en lors de l’édition 1960, Vincent Delaby remporte son premier Tour après une superbe remontée, qui achèvera de la faire passer n°1 dans le coeur des polariens. Commence alors son hégémonie : De 1961 à 1963 aucun adversaires ne sera à sa hauteur et aucun Tour ne lui échappera, et il remporta 14 étapes en 3 ans, jusqu’à 6 en 1963.



Chute et retour:

 Sa carrière a bien failli prendre fin lors de l’édition 1964 du Tour du Polaro, lorsqu’il chute en pleine course dans un ravin lors d’une descente d’un col : il aura les 2 bras et une jambe cassée, et des vertèbres déplacées. Il ne reprendra la compétition qu’en avril 1965.

Dès son come-back, il remportera une nouvelle fois le Tour mais dans la difficulté. Il s’imposera ensuite 2 fois consécutivement en écrasant la concurrence, et en instaurant notamment en 1967 un record imbattable : 8 victoires d’étapes, soit plus de la moitiés des possibilités ! Il sera alors considéré comme une légende vivante. Ses victoires sont généralement acquises en haute-montagne mais il a remporté de nombreux sprints et étapes de pavés lors de sa carrière, et n’a jamais perdu une étape de contre-la-montre.

Mort:

 Vincent Delaby, déjà septuple vainqueur de la plus grande course de la planète et au sommet de son art, s’entraînait lorsqu’il fut renversé par un chauffard en Février 1968. Le cycliste alors âgé de 29 ans est alors enterré en grande pompe, et reçoit la  Légion d’Honneur du Polaro à titre posthume.

- ELVK

Visites